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02.02.2015

Tractoriste, le poste clé de la viticulture

De janvier à décembre, le tractoriste est le métier le plus sollicité dans les vignes. Taille, travaux mécanisés, entretien des sols, désherbage, vendanges et vinification. Le maître mot de ce métier est la polyvalence.

«Je voulais bouger et être en contact avec la nature, j’hésitais entre viticulture et ostréiculture». Corentin Duffau-Lagarrosse a opté pour un BEP viticulture-œnologie, puis un bac pro et en BTS. A 25 ans, il est tractoriste. Un terme qui ne représente pas l’étendue de ses tâches dans un château de Léognan. «Je taille la vigne, répare les piquets, change les fils, effectue les traitements sanitaires, je m’occupe de la mécanique et je suis également second de chai pendant la vinification. Je suis aussi amené à faire du bricolage dans la maison et entretenir le jardin». Corentin suit la vigne tout au long de sa vie. Il est à la fois autonome et soumis aux consignes du chef de culture. Un quotidien qui lui plaît, malgré les intempéries et les efforts physiques à fournir, inhérents au métier. «C’est intéressant car il y a des nouveautés chaque année en terme de matériel, de traitements, de maladies…». Et surtout, c’est un profil recherché. Depuis la fin de ses études, il n’a connu aucune période de chômage et est même parvenu à travailler sur des exploitations en Argentine. «Il y a du travail partout dans le monde et grâce à la conduite du tracteur, je peux également trouver un poste dans l’agriculture».

Evolution vers des postes à responsabilités. Ce sont les salariés les plus opérationnels qui seront sollicités, surtout entre janvier et avril. Les formations en alternance leur permettent de trouver leur place rapidement dans une exploitation car l’utilisation du tracteur demande de l’expérience et de la minutie. Outre l’employabilité, l’intérêt de cette fonction réside également dans les perspectives d’évolution. Selon la taille de l’exploitation, le tractoriste peut devenir le bras doit de l’employeur. Avec de l’expérience et s’il fait preuve d’observation et d’initiatives, il peut prétendre aux postes de chef de culture, maître de chai, voire directeur. Une ascension que débute Corentin, puisque dans quelques temps, il intégrera une nouvelle exploitation dans les Côtes de Bourg. « Je serai seul à gérer 8 hectares de vignes et j’aurai une équipe de saisonniers ». Un métier qui a donc de l’avenir, tout comme le salaire qui démarre entre 1200 et 1400 € nets, les salariés expérimentés pouvant percevoir jusqu'à 30 % de plus.

Comment se former ? Il existe plusieurs diplômes qui mènent à ce poste : certificat de qualification professionnelle, CAPA vigne et vin, BPA travaux de la vigne et du vin (spécialité travaux de la vigne), brevet professionnel agricole, bac professionnel conduite et gestion de l’exploitation agricole (option Vigne et vin), brevet professionnel responsable d’exploitation agricole et le BTSA viticulture – œnologie. Selon le statut des candidats, des formations peuvent être financées par le Conseil Régional dans le cadre du plan régional de formation : modules de formation à la taille, la conduite, les travaux en vert, le chai avec possibilité de faire tout ou partie des modules. Toutes ces formations comprennent une période d’exercice en entreprise. Pôle Emploi finance également ponctuellement des formations par modules et le Fonds Assurance Formation Salariés Entreprises Agricoles (FAFSEA) pour les salariés d’exploitation et entreprises de prestation de service viticole.

Informations auprès de l'Adefa : 05 56 52 84 09 ou www.adefagironde.org

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