SUDOUEST-EMPLOI, l'emploi près de chez vous

09.01.2017

Partir à l'étranger facilite le retour à l'emploi

Une période de chômage n’a jamais été un moment réjouissant. Elle peut cependant être mise à profit pour réfléchir à son projet professionnel, se former ou (possibilité moins connue) partir à l'étranger.

Une période de chômage n’a jamais été un moment réjouissant. Elle peut cependant être mise à profit pour réfléchir à son projet professionnel, se former ou (possibilité moins connue) partir à l’étranger. Ce dispositif, financé par le programme européen Erasmus +, existe depuis plus de 15 ans et est ouvert à tous les demandeurs d’emploi sans conditions d’âge ou de diplôme. L’intérêt ? Une mobilité à l’étranger est un accélérateur d’emploi.

Soyons clairs, cette expérience n’a rien à voir avec l’ambiance du film de Klapisch L’Auberge espagnole. L’Erasmus des demandeurs d’emploi s’annonce plus pro et – a priori – moins festif que celui des étudiants. « Il faut présenter un projet solide », prévient Sébastien Thierry, directeur adjoint de l’agence Erasmus en Aquitaine. Ce projet, c’est avec votre conseiller Pôle Emploi, Mission Locale ou Cap Emploi qu’il faut l’évoquer. Dès le premier rendez-vous, la question de la mobilité doit être abordée. Il s’agit d’un stage de trois mois minimum, dans n’importe quel secteur d’activité, qui requiert le statut de stagiaire de la formation professionnelle. Les départs se font vers le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, Malte, le Portugal, la Norvège ou le Danemark. Lorsque votre objectif est de vous installer à l’étranger, il sera alors possible de partir six mois. Si les jeunes diplômés affichent généralement une expérience à l’étranger, c’est plus rarement le cas pour leurs aînés qui ont entre 40 et 50 ans ou pour les personnes moins diplômées. Une opportunité que ce public peut encore saisir sur le tard.

De belles perspectives pour les départs à venir

Il y a certes moins de places que de candidats, mais le nombre des demandeurs d’emploi sur le départ augmente : ils représentaient 16 % des candidats du programme pour la formation professionnelle en 2014 et 20 % l’an dernier. Sébastien Thierry estime que les financements en hausse jusqu’en 2020 laissent présager de belles perspectives de découvertes de nouveaux horizons. Et il ne s’agit pas uniquement de découvrir une culture. « A l’issue d’un stage à l’étranger, l’employabilité est plus importante car on gagne en maîtrise de la langue et en ouverture d’esprit », constate Jean-Christophe Bonnin qui porte le programme Erasmus + au sein de Pôle Emploi. Une étude réalisée il y a deux ans par l’agence révèle que 48% des demandeurs d’emploi qui ont au moins un bac + 3 ont trouvé un emploi trois mois après leur mobilité et les personnes moins diplômées sont plus nombreuses à reprendre leurs études. « Ca les remobilise », constate Sébastien Thierry.

La mobilité à l’étranger en pratique 

Les demandeurs d’emploi en mobilité à l’étranger continuent de percevoir leur allocation. Ils bénéficient également d’une bourse de 50 à 70 € par jour, selon le pays, d’un hébergement pris en charge, d’un contact sur place et d’une contribution aux frais de voyage. Pour les personnes en situation de handicap, les frais liés au handicap (taxi, accompagnateur…) sont couverts à 100 %.

 

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