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11.05.2015

Mécanicien automobile : un métier qui recrute !

Si on se salit toujours les mains, le métier de mécanicien automobile a évolué. Il impose désormais aux professionnels connaissances en informatique, autonomie et appétence pour la relation client. Un métier recherché en ce moment : Pôle Emploi compte neuf offres pour dix demandeurs d’emploi.

Pour Eric Duet, ce métier est une passion depuis qu’il a démonté son premier vélo. Il a enchaîné sur la mobylette et enfin la voiture. « J’ai fait un CAP en apprentissage dans un garage à Latresne (33), j’ai été embauché à l’issue de l’apprentissage, formé aux techniques de Renault et j’ai évolué dans l’entreprise ». Il a successivement occupé les postes de mécanicien automobile, technicien et chef d’atelier. « J’y suis resté 25 ans », se rappelle-t-il. De son expérience, il retient qu’il est plus intéressant d’exercer ce métier dans un petit garage que dans une concession car « la relation entre le client et le mécanicien est importante, il faut établir un lien de confiance ». Aujourd’hui encore, il n’est pas étonné de voir le client attendre que sa voiture soit réparée ou demander à parler au mécanicien en charge des travaux. Même si cette tâche est en général attribuée au chef d’atelier, le mécanicien doit être en mesure d’expliquer ce qu’il a fait. Et d’effectuer les réparations avec le plus grand sérieux car en cas d’erreur, il engage sa responsabilité et celle du garage. Cette expérience a permis à Eric Duet de créer sa propre affaire. Avec son épouse, il gère depuis cinq ans le garage Renault Bel Air Automobiles à Cénac (33) et emploie cinq salariés. « La fonction de chef d’atelier m’a permis de connaître la comptabilité et la gestion du personnel ». Créer son entreprise a toujours été la suite logique de sa carrière. Ce qui ne l’empêche pas de retourner régulièrement travailler à l’atelier.

Une évolution technologique. « Il n’y a pas de routine dans ce métier ». Chaque jour, il a affaire à des voitures et des pannes différentes. « Il est important de suivre des formations régulièrement pour se remettre à jour sur les technologies, les produits… », reconnaît-il. Pour remplacer un joint de culasse ou changer les freins, le mécanicien utilise toujours les outils traditionnels. Mais les réparations portent de plus en plus sur des problèmes électroniques complexes (freinage ABS, climatisation, …) qui nécessitent l’utilisation d’une valise diagnostic. A partir des indications données, il effectue les réparations. Dans l’atelier, l’ordinateur devient un outil indispensable. Et à maîtriser. « Le métier a beaucoup changé, semble regretter Eric Duet, il est moins manuel : aujourd’hui on remplace les pièces, avant on les ouvrait pour les réparer. » Et les voitures tombent moins en panne… Versant positif, à part les coups sur les mains et les mauvaises postures, sa tâche est moins pénible, « tout est assisté par électronique, hydraulique ».

Selon, la fédération nationale de l’artisanat automobile, l’entretien et la réparation représentent plus de 40 000 entreprises employant près de 180 000 salariés. Plus de 70 000 jeunes, dont 30 000 en apprentissage, sont formés chaque année. Pourtant les entreprises connaissent des difficultés de recrutement. « Il faut être compétent, conscient de sa responsabilité et avoir de l’expérience, c’est pour cela que l’apprentissage est une voie intéressante », précise Eric Duet qui, lui aussi, envisage de recruter dans les prochains mois.

Quelle formation ? Cet emploi  est accessible avec un diplôme de niveau CAP/BEP à Bac pro en mécanique automobile, électricité automobile, moteurs thermiques... Selon la technicité, un diplôme de niveau Bac+2 (BTS, DUT) peut être demandé.

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