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16.12.2016

Le télétravail : s'affranchir des contraintes et de l'entreprise.

Fatigués de passer 41 heures par an dans les bouchons (étude Inrix en 2014), de stresser au bureau car inquiet de rater l'heure de la crèche, de la garderie ou de la nounou, de voir les frais d'essence augmenter ?

Fatigués de passer 41 heures par an dans les bouchons (étude Inrix en 2014), de stresser au bureau car inquiet de rater l’heure de la crèche, de la garderie ou de la nounou, de voir les frais d’essence augmenter ? Travailler chez soi un ou plusieurs jours dans la semaine, vous y avez pensé ? Les entreprises sont aujourd'hui beaucoup plus ouvertes au télétravail. Une bonne chose pour les salariés qui aspirent à plus d’autonomie.

Une étude Ipsos publiée en novembre dernier révèle que 65 % des salariés sont intéressés par le télétravail. Ils estiment que c’est une bonne chose pour réduire les embouteillages (79%), faciliter la décentralisation économique en dehors des grandes villes (71%) et pour optimiser le rythme de vie (70%). En Aquitaine, ce sont 83 % des salariés qui y étaient plutôt favorables en 2013, même si seulement 20 % d'entre eux le pratiquaient déjà. Dans l’ex-région Aquitaine, ce mode de travail pourrait concerner 400 000 à 500 000 personnes.

Trois jours hors de l’entreprise

Le phénomène se concrétise. La Coopérative des tiers-lieux, collectif qui encourage le télétravail et la création d’espaces de coworking, estime que 53 % des coworkers répartis sur les 154 tiers-lieux que compte la Nouvelle-Aquitaine sont des salariés en télétravail. "On désespérait un peu, reconnaît Lucile Aigron, co-fondatrice de la coopérative, mais maintenant qu'il y a un maillage de tiers-lieux intéressant, les entreprises y viennent." Dans le privé vous pouvez télétravailler dès votre embauche ou ultérieurement, à votre demande ou sur proposition de l'employeur. Le télétravail peut être partiel ou total : un salarié peut travailler deux jours chez lui et le reste du temps dans l'entreprise. L'organisation choisie (lieu, horaires, jours de télétravail…) doit figurer sur le contrat de travail ou l'avenant. Tous les coûts liés au télétravail sont à la charge de l'employeur : matériel informatique, logiciels, communications, maintenance, frais engendrés par l'occupation à titre professionnel du domicile (chauffage, électricité...) Si une partie du logement est transformée en bureau, une indemnité d'occupation du domicile dans un but professionnel doit être attribuée par l'employeur. Si la situation ne convient plus et que vous souhaitez reprendre votre place dans l’entreprise, vous êtes prioritaire sur un poste correspondant à vos compétences professionnelles. L’expérience est bonne pour la plupart des salariés qui gagnent en productivité et sérénité, mais un télétravail à temps plein est déconseillé. Au-delà de trois jours d’absence, le lien avec les collègues a du mal à perdurer et vous pourriez vous sentir isolé. 

Meilleure qualité de travail

Dans la fonction publique, le télétravail est justement limité à trois jours par semaine. Une expérimentation lancée il y a trois ans au conseil régional d'Aquitaine a fait des émules. Aujourd’hui, 47 agents télétravaillent une partie du temps. Et les résultats sont bons : 73% des managers constatent que la qualité de leur travail reste identique, voire meilleure pour 27% d’entre eux. Leur manière de se coordonner est satisfaisante, voire très satisfaisante, pour 97% des télétravailleurs et des managers. L’enquête démontre que le télétravail engendre une augmentation de la motivation de 86% des salariés concernés, et 82% d'entre eux n’éprouvent pas de sentiment d’isolement. Et surtout, 59% des télétravailleurs économisent entre 2 et 3 heures de trajet par jour.

 

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