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07.05.2015

Le métier de Technicien du spectacle

Création sonore et musicale, branchement des câbles électriques, gestion des micros, des enceintes, montage et démontage du décor… Le technicien supérieur du spectacle n’est pas sur le devant de la scène, pourtant son rôle est essentiel au bon déroulement des concerts, spectacles ou congrès. Et son savoir-faire technique difficile à improviser.

Quand François Bahans, formateur à l’école Adams 3iS et régisseur lumière, rencontre ses élèves, il constate qu’ils veulent tous se lancer dans la création lumière ou sonore. Un Graal qui n’est qu’une partie du métier. Et pas la plus recherchée par les employeurs. « Les techniciens supérieurs du spectacle sont toutes les personnes qui gravitent autour d’un évènement, rappelle François Bahans, et il y a beaucoup de corps de métiers : l’électricité, avec parfois des besoins sur de fortes puissances, la création, le travail en hauteur, le son… » La formation polyvalente délivrée à l’école supérieure des techniques du spectacle et de l'audiovisuel Adams, à Bègles, leur permet d’accéder à de nombreux postes et de se spécialiser sur le terrain. « On ne devient pas régisseur en sortant de l’école, prévient Pascal Delaunay, directeur pédagogique chez Adams, il faut prendre tout ce que l’on propose et si les techniciens sont qualifiés, ils trouvent du travail. » C’est le cas, selon lui de la majorité des élèves qui sortent de l’école, une vingtaine par an. « Beaucoup trouvent en CDI chez des prestataires de service ou dans des salles, certains travaillent dans des théâtres et d’autres créent leur société. » Selon Pascal Delaunay, la crise n’a pas épargné la culture et de nombreux évènements ont été annulés et la programmation de certaines salles allégée. Mais face à la dématérialisation des contenus, les artistes ont voulu renouer avec leur public et d’autres spectacles se sont multipliés. « Il y a une valorisation de la culture, ajoute-t-il, au profit du vivre ensemble et de la citoyenneté ». La culture est un bon vecteur. Un encouragement pour les professionnels. « Les métiers les plus porteurs sont l’électricité pour la lumière et le montage de scène car on a besoin de plus de personnel. A l’inverse, il y a beaucoup de monde sur le marché pour la sonorisation. »

 « Il faut rester modeste » Il y a 14 ans, François Bahans a choisi la lumière comme spécialité. Il travaille aujourd’hui pour six employeurs différents qui l’appellent en fonction des besoins et le recrutent en CDD le temps de sa mission. Ses employeurs peuvent être des prestataires techniques et dans ce cas-là, il suit le déroulement prévu par le client en tant que régisseur lumière. Il peut également faire du « babysitting » et assister le régisseur lumière d’une compagnie ou d’un groupe : il vérifie alors que le matériel fonctionne, fait le montage et le démontage et assiste le régisseur si besoin. Enfin, il peut avoir à gérer toute la création lumière d’un évènement, pour les concerts le plus souvent. Un poste n’est jamais acquis dans ce métier. A ce propos, Pascal Delaunay rappelle : « il faut rester modeste car ça ne pardonne pas, le travail d’équipe est très important ». L’enthousiasme et la rigueur sont les deux autres qualités indispensables pour un technicien du spectacle. A 34 ans, il arrive parfois à François Bahans de manquer d’enthousiasme face aux contraintes du métier. « C’est fatigant, il m’est déjà arrivé d’enchaîner 21 heures d’affilée de la préparation au démontage, on travaille pendant que les autres se divertissent : le soir, l’été, le week-end et cela peut être compliqué pour la vie de famille ».  Mais lorsqu’il touche le cœur de son métier, à savoir travailler sur un spectacle de danse ou pour un son et lumière, « je m’éclate », reconnaît-il alors.

Quelle formation ? Ce métier est accessible à partir d’un bac pro technicien du spectacle. Il est cependant recommandé d’aller jusqu’au bac + 2 afin d’évoluer professionnellement vers des postes de régisseur technique et directeur technique. L’école Adams 3iS propose une formation professionnelle de deux ans de technicien du spectacle vivant (BAC)  validée par l'Etat (Certification professionnelle de niveau IV inscrite au RNCP). Un parcours également dispensé à 3iS à Paris. Cette formation permet aux élèves de connaître les bases opérationnelles du spectacle vivant, d’assimiler les principes techniques, scientifiques et juridiques du secteur, maîtriser l’exercice des métiers techniques de la scène et de l’événementiel. Au contact de professionnels, l’étudiant acquiert les compétences pour préparer, installer, exploiter, démonter et assurer un premier niveau de maintenance des équipements son, lumière et machinerie. L’école propose également de la formation continue pour les professionnels et salariés du secteur. Plus d’informations sur www.adamsformation.com

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