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12.10.2015

Le métier de logisticien se porte bien

Avec une croissance de 10% en 2014 et de 11,5 % prévue à la fin de l’année, le e-commerce est un secteur qui se porte bien. Son chiffre d’affaires devrait dépasser les 60 milliards d’€ cette année. Dans les entrepôts – soit près de 60 millions de m² en France (sont comptabilisés uniquement les entrepôts de plus de 5000 m2)- l’activité doit suivre et les entreprises sont en permanence à la recherche de candidats pour leur service logistique. Préparateurs de commandes, magasiniers et caristes sont les postes clés du secteur.

Ces profils sont principalement recrutés en intérim ou en CDD en raison des pics d’activité, dans les grandes surfaces notamment, en fonction des saisons : l’été et ses glaces, la rentrée scolaire et ses fournitures, Noël et ses cadeaux, Pâques et ses chocolats et les soldes. A cela s’ajoutent les 34,7 millions d’acheteurs sur internet. « Nous faisons travailler nos intérimaires tous les jours », confirme Samia Monnet, chargée d’affaires et du recrutement chez Crit à Eysines, agence spécialisée dans la logistique. Si le métier ne requiert pas de diplôme et est accessible sans expérience, il demande motivation, résistance physique et capacité à  gérer la pression sur objectif pour un salaire légèrement au-dessus du Smic, auquel s’ajoutent les primes (pour les intérimaires) et, souvent, les tickets restaurants. L'activité de ce métier s'exerce au sein d'entrepôts, de plates-formes logistiques, de magasins d'entreposage industriels ou commerciaux, de dépôts d'usines de production, de magasins d'entreprises (concessionnaires,...), en contact avec différents interlocuteurs (caristes, manutentionnaires, chef d'équipe, clients, ...).

L’image de l’entreprise. Au cœur de cette activité : trois métiers qui fonctionnent ensemble. Le préparateur de commandes réceptionne les bons de commandes, prépare les cartons et les place sur les palettes. Il a un objectif de productivité et de qualité. Les caristes qui doivent posséder le certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (Caces) – qui peut être financé la mission locale, Pôle Emploi ou les agences d’intérim - réapprovisionne les rangs à bord de sa machine. Il doit veiller à sa sécurité et à celle des personnes qui l’entourent. En bout de chaine, l’agent logisticien récupère les palettes et les place dans les camions. « Il faut être bon à Tetris », sourit Samia Monnet. Ces trois postes sont des piliers pour une entreprise car ce sont eux qui véhiculent son image. Une erreur dans la préparation de la commande et c’est sa réputation qui en pâtit. « C’est un secteur en développement et il va y avoir beaucoup de départs à la retraite, les entreprises n’hésitent pas à former les salariés, mais il faut être sérieux ». Grâce à la formation continue, les plus assidus pourront obtenir un bac pro logistique ou un BTS et accéder au poste de chef d’équipe.

Rapidité, attention et minutie. A 31 ans, Richard, ancien intérimaire recruté par Crit et aujourd'hui en CDI, a débuté au poste de préparateur de commandes sans expérience. « Je me suis inscrit dans une agence d’intérim et on m’a tout de suite proposé des missions », explique-t-il. Certaines ont même duré six mois et depuis 2010, il a toujours travaillé. Aujourd’hui, il travaille chez un fournisseur de grandes surfaces tous les jours de 6 h à 13 h.  « J’ai un casque sur les oreilles et un appareil qui me donne les commandes, où aller les chercher, quels colis à mettre sur la palette, ensuite je filme la palette, j’étiquette et je l’amène sur les quais. » Richard avait peur que le métier ne soit stressant, il appréhendait de ne pas atteindre les quotas, mais « avec l’expérience, ça le fait tout seul », commente-t-il. Il précise tout de même que c’est un poste qui exige rapidité, attention et minutie pour bien filmer et agencer les palettes. Aujourd'hui, Richard, titulaire du Caces, espère évoluer vers un poste de cariste chez son nouvel employeur.

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