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15.02.2016

Le mécanicien agricole, expert et tout terrain

Petits, les enfants sont passionnés par les tracteurs et autres machines agricoles. Plus tard, rares sont les adultes qui en font leur métier. Pourtant, les mécaniciens agricoles sont aujourd'hui des perles rares que les entreprises convoitent.

Comme beaucoup de métiers manuels, les postes de mécaniciens agricoles n’attirent pas les candidats. “Avec l’hydraulique et l’informatique, ces métiers ont connu une forte montée en compétences”, explique pourtant Paul Ducos, responsable du brevet professionnel agroéquipement au centre de formation forestier de Bazas. Et ceux qui choisissent cette voie peuvent envisager leur avenir professionnel avec sérénité. Le profil est très recherché car le mécanicen agricole connaît les spécificités des engins les plus variés. Expert technique, il est chargé de la maintenance des équipements utilisés sur une exploitation, pour des réparations en urgence, l’entretien au quotidien et la gestion du stock de pièces. Démonter les appareils, contrôler leur bon fonctionnement, changer les pièces défectueuses, mais aussi graisser, vidanger, purger pour la mécanique pure. Sur ces machines, l’électronique est essentielle et certaines interventions relèvent davantage de la programmation informatique. Si le métier n’est pas particulièrement stressant, il nécessite de la ressource : quand le mécanicien doit intervenir en plein champ, il doit réaliser son diagnostic, opérer dans un court délai et avec les moyens du bord !

Une mécanique spécifique

Les entreprises d’exploitation forestière, viticulteurs ou fabricants de machines peinent à trouver ces profils. Ce sont d’ailleurs les entreprises qui ont incité le centre de formation, en partenariat avec le CFA Bordeaux Gironde, à créer ce brevet professionnel l’an dernier. “C’est une mécanique spécifique et les entreprises ne parviennent pas à trouver du personnel spécialisé”, commente Cathy Meyer, coordinatrice au centre de formation. Et pour cause, ces machines sont coûteuses et productives - “en 20 ans, elles ont doublé leur capacité de production” indique Paul Ducos - et elles doivent rester immobilisées le moins longtemps possible. Le mécanicien doit alors savoir prendre les bonnes décision, être flexible, réactif et rapide. “Il doit également savoir improviser”, ajoute Cathy Meyer. Les mécaniciens qui présentent faculté d’adaptation et improvisation seront plus à l’aise dans cette fonction.

Une formation, plusieurs carrières

A l’issue de cette formation en alternance de 2 ans - ouverte aux titulaires de CAP/BEP ou aux professionnels qui possèdent cinq ans d’expérience dans la mécanique - les élèves peuvent prétendre à un poste de chef d’atelier ou opter pour une licence. “L’évolution est courante dans ce domaine, estime le formateur. Certains ont débuté dépanneurs et sont aujourd’hui directeurs d’une structure avec une dizaine de personnes à manager.” Et mécanicien n’est pas le seul débouché. Les titulaires de cette formation pourront travailler en tant que technicien de service après-vente, responsable d’atelier de maintenance, gestionnaire de stocks, magasinier ou technico-commercial pour une marque… L’horizon professionnel est large et les mécaniciens qui peinent à trouver un emploi dans l’automobile pourraient, avec cette formation, réussir leur reconversion.

Découvrir les formations agricoles

Le centre de formation forestier et le lycée agricole de Bazas organise une journée Portes ouvertes le samedi 19 mars de 10h à 12h30 et de 13h30 à 16h. Au programme : présentation des pôles de formation dans l’enseignement général et technologique, les pôles agriculture élevage et forestier. L’établissement prévoit également la visite des locaux, la démonstration de matériels forestiers et des visites en calèche de l'exploitation agricole et du centre équestre.

 

Plus d’informations surwww.bazas.educagri.fr

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