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06.03.2015

L’animateur, garant de la sécurité et de l’ambiance

Entre les temps d’activités périscolaires, l’accueil du matin et du soir et les centres de loisirs, le métier d’animateur est un profil très recherché. Et ses compétences sont applicables dans divers domaines : foyer, maison de quartier ou maison de retraite.

Depuis quatre ans, Léa Girard reprend la route du centre de loisirs de Quinsac (33) à chaque période de vacances. Elle aime s’occuper des petits, mais reconnaît qu’un mois l’été avec les enfants la laisse épuisée. Accueillir les enfants dès 7h30, mettre en place les activités, faire des sorties, veiller perpétuellement aux règles de sécurité, sans oublier l’écoute pour les uns et les câlins pour les autres. Dix heures de travail avec une demi-heure de pause dans une ambiance animée. Avec trois autres collègues, Léa gère quarante-huit enfants âgés de 3 à 4 ans. Et pourtant, tant que ses études lui permettront d’avoir cette activité, elle l’exercera. « On fait des activités, on bouge, on est à l’air libre, on rencontre les enfants, les familles et il y a une grande complicité avec les autres animateurs.  Et l’approche de l’enfant et des familles, ainsi que le travail en équipe me serviront pour mon futur métier d’éducatrice spécialisée.» L’accueil des enfants n’est qu’un volet de son métier. « En tant que saisonniers, nous sommes recrutés quatre mois avant l’ouverture du centre. Lors de réunions, nous décidons de la thématique du mois, nous faisons un point sur les règles de sécurité, les allergies, les transports… Et nous déterminons sorties et activités du mois, nos besoins en matériel, ainsi que la manière dont nous allons agencer la salle d’accueil », détaille la jeune femme de 22 ans.

Multi-compétences et professionnalisation indispensables pour évoluer

Si Léa endosse cette fonction uniquement pendant les vacances scolaires, les besoins en animateurs sont présents à l’année, avec un pic des recrutements en février, mars et mai. Surtout depuis la mise en place des temps d’activités périscolaires (TAP) en septembre 2013. Avec un taux d’encadrement d’un adulte pour dix-huit élèves de primaire ou quatorze maternels, certaines communes ont besoin d’une vingtaine d’animateurs par jour. L’association des maires de Gironde confirme les difficultés pour les communes à trouver des profils identiques sur les mêmes tranches horaires.

La seule qualification exigée pour le métier d’animateur est le BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur en accueils collectifs de mineurs) ou le BAFD pour exercer les fonctions de directeur. Mais il est nécessaire de se professionnaliser si l’on souhaite évoluer et avoir une situation stable. Des diplômes niveau CAP (brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien), bac (brevet professionnel de l’éducation populaire, de la jeunesse et du sport) et bac + 2 (DUT carrières sociales) ou + 3 (Licence pro intervention sociale spécialité coordination de projets d'animation et de développement social et socio-culturel) permettent de concevoir, monter des projets, en négocier le financement avec les collectivités territoriales, organiser des rencontres entre les habitants d’un quartier, participer à l'alphabétisation, conseiller les personnes en difficultés…

Il est vivement conseillé de posséder d’autres compétences que l’animation (gestion de planning, d’équipe, compétences commerciales, montage de dossier de demande de subventions...) pour envisager une carrière dans ce domaine et ainsi éviter les situations précaires.

Les chiffres

46 ,12 % des contrats d’animateur en 2014 étaient des CDD de moins de trois mois (8,49 % en CDI)

7 offres d’animateurs pour 10 demandes sur les douze derniers mois selon Pôle Emploi

1150 € est le salaire de base, mais il peut aller jusqu’à 4700 € selon l’âge et la fonction dans les établissements de plus de 20 salariés

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