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14.12.2015

La Gendarmerie recrute

50% de passages supplémentaires au centre de recrutement de la gendarmerie de Bordeaux depuis un mois, et des visites qui ont triplé sur le site internet dédié : les attentats du 13 novembre à Paris ont suscité des vocations ou, tout au moins, incité des jeunes à se renseigner sur une institution dédiée à la sécurité de leurs concitoyens. Cela tombe bien, la gendarmerie a besoin d’eux.

En 2016, les besoins accrus des forces de l’ordre vont offrir des perspectives intéressantes aux Français qui ont éprouvé récemment un « sursaut patriotique », comme le qualifie le major Gérard Dumestre, chef du centre d’information et de recrutement (CIR) de Bordeaux qui emploie sept gendarmes pour couvrir toute l’Aquitaine. Ces gendarmes-là comptent parmi les très rares citadins de l’institution, car c’est en effet la spécificité de la gendarmerie que d’évoluer en zone rurale où elle accomplit les mêmes missions que la police nationale : police de la route et judiciaire, secours aux personnes, protection des biens et des personnes… L’autre particularité de la fonction est son statut militaire, même si les gendarmes sont passés, depuis 2009, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur.

Des opportunités pour les 17-35 ans. Les vocations trop tardives devront se résigner : au-delà de 35 ans, les portes du recrutement sont fermées. Un recrutement qui se fait avec ou sans diplôme pour les Gendarmes Adjoints Volontaires (GAV), auprès de jeunes de 17 à 26 ans formés pendant treize semaines. Pour devenir sous-officier, l’âge limite de candidature est repoussé à 35 ans, et il faut être doté d’un diplôme de niveau bac ; la formation dure 12 mois. Quant au grade d’officier, il est accessible aux jeunes de moins de 27 ans avec un niveau bac + 5 et implique une formation de deux ans. Si les GAV ne subissent que des tests de sélection lors d’une demi-journée de recrutement à Bouliac, en Gironde, les officiers et sous-officiers sont admis sur concours, respectivement de catégorie A ou B. Tous les candidats doivent posséder la nationalité française et renoncer à une autre nationalité dont ils seraient éventuellement dotés. Ils doivent afficher un casier judiciaire vierge et subir une enquête de moralité. Enfin, « il faut être sportif et avoir un bon cardio », précise le major Demestre qui conseille de ne pas sous-estimer cet aspect. Quant aux qualités morales requises, la première évoquée par le chef du CIR de Bordeaux est l’altruisme : « il faut avoir profondément envie d’aider, de secourir son prochain, mais aussi être patient, avoir une bonne écoute, susciter la confiance. » Le major rappelle que, loin de l’anonymat des villes, les gendarmes vivent en zone rurale au cœur de la population qu’ils protègent : ils connaissent tout le monde, attirent les confidences et sont sollicités jour et nuit, même quand ils ne portent pas leur uniforme.

Un investissement bien récompensé. C’est l’autre aspect sur lequel insiste le major : « un gendarme ne compte pas ses heures. Il en fait 35 plus souvent sur deux jours que sur la semaine entière », même s’il peut bien sûr compter sur deux jours de repos hebdomadaires, un week-end sur deux de liberté et surtout neuf semaines de vacances par an. Par ailleurs, les gendarmes sont logés gratuitement et bénéficient de 75% de réduction sur leurs trajets SNCF. Si les GAV reçoivent une rémunération proche de 1000 euros net en sortie d’école, les sous-officiers peuvent compter sur environ 1700 euros et les officiers 2800 euros. Même quand ils possèdent le diplôme requis pour devenir sous-officier, les très jeunes candidats sont souvent incités à devenir, dans un premier temps, gendarmes adjoints volontaires pour se forger une expérience sans être en première ligne sur le terrain : « quand il faut aller annoncer une mauvaise nouvelle à une famille en pleine nuit, cite comme exemple le major Demestre, il vaut mieux avoir les épaules déjà solides. » Et pour ceux qui aiment les sensations fortes, la gendarmerie mobile (où sont désormais admises les femmes) ou le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale(GIGN) sont des horizons possibles, cette dernière unité étant toutefois réservée à une toute petite élite.

Centre d’Information et de recrutement de la Gendarmerie Nationale, 18 place Pey-Berland, Bordeaux. Tél. 05.56.52.23.10.

E-mail : cir.bordeaux@gendarmerie.interieur.gouv.fr

Site internet :www.lagendarmerierecrute.fr

 

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