SUDOUEST-EMPLOI, l'emploi près de chez vous

10.11.2015

Développeur web : un poste en pénurie sur le marché du travail

Fait assez rare pour être souligné, développeur web est actuellement un poste en pénurie sur le marché du travail. Une étude réalisée en mars 2014 par The Startup Institute révélait même que 79 % des structures interrogées aux Etats-Unis et en Europe peinaient à trouver le  bon développeur et que 41% d’entre elles citaient cette difficulté comme principale source de leur échec. Si vous êtes passionné par l’informatique, rigoureux et autonome, pourquoi ne pas vous tourner vers cette carrière porteuse ? 

Nicolas Marrot, co-fondateur et co-gérant de l’agence bordelaise Pixelus ne s'est même pas posé cette question. « L’informatique a toujours été mon domaine, j’ai créé mon premier site à 13 ans. » Il se dit passionné par son métier et estime que c’est indispensable pour réussir, « on n’a jamais fait le tour de la programmation web, la veille permanente est impérative. »

Des profils recherchés. Le rôle du développeur est de transposer la logique du client dans une autre langue. En l’occurrence le langage informatique. S’il est chef de projet, il recueille les besoins du client qui souhaite un site internet ou une application mobile, le guide et réalise son site en choisissant les outils les plus adaptés. Les plus communicants accèderont à des postes de chef de projet, les autres resteront dans l’exécution d’un cahier des charges. Les profils les plus recherchés aujourd’hui sont sur les technologies courantes : Magento, Prestashop, Wordpress… Un article du site lesmetiers.net constate également que la demande en développeurs d'applications mobiles est l'une de celle qui a le plus augmentée. Et selon le cabinet de recrutement Hays, les langages de développement les plus recherchés par ordre décroissant sont : Java J2EE, Java C++, PHP, Java Script, Java Swing, .Net, C++ et C#". Les technologies liées aux mobiles Androïd et IOS et la maîtrise des frameworks associés restent également très recherchées. La spécialisation dans un langage peut être un atout, mais certaines entreprises préfèrent des développeurs qui maîtrisent plusieurs langages. 

Créatif, mais réaliste. La créativité est un point fort du métier, mais paradoxalement elle doit rester dans les limites du raisonnable… Si Nicolas Marrot estime que tout est possible en termes de développement. Mais si l’imagination n’a pas de limites, les systèmes informatiques, si. En somme, créer une animation révolutionnaire que le navigateur ne pourra pas gérer n’a aucun intérêt. « On ne fait pas du beau pour faire du beau, le site doit être ergonomique et facile à utiliser », explique-t-il. S’il reconnaît que, dans son agence, les demandes les plus fréquentes sont liées à la création de boutiques en ligne, il ne s’ennuie jamais : « Notre domaine évolue très vite, tous les jours il y a des nouveautés. »

Choix de reconversion possible. Pour la formation, un bac + 5 semble être la norme car de solides connaissances en informatique sont indispensables. Mais les reconversions sont possibles. Ecoles privées ou organisme proposent des formations courtes. Cynthia, une professionnelle de la communication, a fait ce choix. Elle a suivi la formation conception et réalisation de produits en Ligne durant huit mois à l’Ecod à Bordeaux. Trois semaines après l’obtention de son diplôme, elle a été recrutée en CDI.

Le code enseigné dès l’école. Le français, les maths, l’anglais et maintenant le code. Les enfants sont encouragés à maîtriser ce nouveau langage. Des structures, dont le Node à Bordeaux, invitent les 8-14 ans à assister à des coding goûters et à découvrir la programmation informatique et certaines écoles ont mis des initiations en place dans le cadre du temps d’activités périscolaires. Plus ambitieux encore, le plan numérique lancé par le gouvernement en 2014, prévoit l’enseignement dans les collèges dès la rentrée 2016. Bientôt tous professionnels du code ?

Retour en haut de la page