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01.07.2015

Chargé de production audiovisuelle : un métier à découvrir

« Tous les domaines de l’audiovisuel ont besoin de chargés de production », assène Irène Casteig, directrice de l’école Adams 3IS Bordeaux (lire encadré). Du cinéma à la communication avec les films institutionnels, en passant par l’audiovisuel, la radio ou l’évènementiel, de nombreux secteurs recherchent ce profil qui allie sens pratique et créativité.

Que ce soit dans une boîte de production, sur une série ou un long métrage, le rôle du chargé de production reste le même. Il doit assurer la réalisation de l’œuvre audiovisuelle avec le budget octroyé. Contenu mis à part, il s’occupe de tout. En amont, il évalue les coûts, établit les devis, s’attèle à dégager une marge bénéficiaire pour le producteur. En aval, il assure la diffusion du projet en collaboration avec les sociétés de distribution. Et entre les deux, il gère les volets administratif, juridique et budgétaire d'une œuvre artistique ou culturelle, il recrute toute l'équipe du spectacle, du réalisateur aux techniciens (cameramen, ingénieurs du son, monteurs, comédiens...), établit leur contrat et s'assure du versement des salaires… Ce professionnel prend aussi en charge la logistique des tournages (location de voiture, réservation de billets d'avion ou de chambres d'hôtel, commande des repas pour l'équipe...) En relation avec les fournisseurs, c'est lui qui choisit les prestations et qui négocie d'éventuels rabais pour la location du studio, l'achat des caméras, le choix de l'éclairage... Méconnue, sa fonction est pourtant indispensable.

Un métier stressant qui requiert réactivité et volonté. Au cours de sa carrière, Jaques Frédérix, responsable pédagogique de la spécialisation production à l’école Adams 3IS, a travaillé pour la publicité, l’événementiel, au sein de la Walt Disney Compagny, a participé à des longs-métrages. Aujourd’hui il est directeur de production sur un documentaire. « Il faut être curieux dans ce métier et on doit avoir une logique de veille technologique car si on ne se substitue pas aux techniciens, on doit connaître leur manière de travailler : quel type de lumière pour l’extérieur, l’intérieur… » Pour lui, la qualité essentielle de ce professionnel est la réactivité. « On doit avoir des nerfs d’acier, il est rare que tout se passe bien sur un tournage. Il faut être très organisé, quasi militaire car le temps coûte de l’argent et il est nécessaire de trouver les solutions très rapidement. C’est un métier stressant. » Mais sur lequel on peut miser. « Je ne suis pas inquiet pour l’avenir des  élèves qui choisissent cette voie, ce sont des métiers recherchés et comme ces professionnels ont le statut d’intermittents du spectacle, le marché reste dynamique. » On doit tout de même en accepter les contraintes : horaires de nuit, travail le week-end… « Il faut être prêt à travailler, reconnaît Jacques Frédérix, et c’est avant tout un métier de désir et de volonté. »

S'informer sur les métiers de l’audiovisuel et du spectacle vivant. L’école supérieure des techniques du spectacle et de l'audiovisuel qui a rejoint l'Institut International de l'Image et du Son qui s'appelle désormais Adams 3IS propose deux cursus : cinéma audiovisuel et spectacle vivant. Le premier, qui forme les futurs chargés de production, dure trois ans. La première année est un tronc commun dédié à l’acquisition des fondamentaux techniques et artistiques, propres à tous les postes de la filière et la deuxième année, dite de spécialisation, permet aux étudiants de choisir entre scénario, réalisation, assistanat de réalisation et scripte, image, son, montage ou production. L’autre cursus est dédié au spectacle vivant et forme en deux ans des techniciens en son, lumière et plateau. Cette formation fera l’objet d’une journée porte ouverte le 1er juillet de 14h à 17h au cours de laquelle, les étudiants intéressés pourront visiter l'école et participer à des ateliers lumière, son live et MAO avec Pro tools. Des professeurs et des anciens élèves les accueilleront. Plus d'informations par téléphone au 05 56 51 90 30, surwww.adams3is.com ou par mail contactbordeaux@3is.fr

Quai de Bacalan, l’Ecole Supérieure des Métiers de l’Image est dédiée aux arts visuels (Esmi) propose également des formations de BAC+2 à BAC+4 dans le graphisme illustratif, le design graphique, l’infographie 2D, l’animation 3D et l’audiovisuel. Plus d'informations sur www.esmi-bordeaux.net ou au 05 56 48 14 70

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